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Interventions de prévention en CPGE au lycée Chaptal

Dans le cadre de sa mission de prévention, Nightline France a organisé ses premières interventions auprès des étudiant·e·s en classes préparatoires du lycée Chaptal, à Paris. Retour sur ces échanges.
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Photo de la formatrice s'adressant aux étudiants
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La formatrice s'adressant aux étudiant·e·s

De la prévention en CPGE, pour quoi faire ?

En concertation avec les infirmières du lycée Chaptal, Nightline France a organisé des interventions auprès de l’ensemble des étudiant·e·s.

Les deux à trois années passées en classes préparatoires sont généralement une période très stressante pour les étudiant·e·s. Ainsi, en première année, ces dernier·ère·s quittent souvent pour la première fois le nid familial, et la transition par rapport aux années lycée peut s’avérer compliquée. Parfois, des doutes s’installent chez l’étudiant·e, qui peut s’interroger sur sa légitimité à étudier dans ce cursus très exigeant. La deuxième année est également complexe : véritable marathon, avec les concours en guise de ligne d’arrivée, elle voit parfois les niveaux de stress des jeunes monter en flèche.

Et cette année, les difficultés liées à la crise sanitaire viennent s’ajouter à celles rencontrées habituellement. Tou·te·s les étudiant·e·s ont dû faire face au confinement, et sont aujourd’hui dans l’incertitude quant à la suite. Tou·te·s ont également vécu une rentrée très particulière, avec l’obligation de porter un masque et de respecter une distanciation les un·e·s avec les autres. A cela s’ajoute, pour les étudiant·e·s en deuxième année, une inquiétude sur le déroulement des concours, puisqu’ils et elles ignorent encore si ceux-ci pourront se tenir en présentiel.

 

Il apparaissait donc essentiel de parler à ces jeunes afin de les sensibiliser à l’importance de prendre soin de leur santé mentale pendant ces années d’études et cette période particulière de crise sanitaire, mais aussi de les informer des aides existantes en cas de besoin.

Comment se passent ces interventions ?

Les sessions de prévention ont donc concerné les vingt-deux classes préparatoires du lycée Chaptal à Paris, soit près de mille étudiant·e·s. Aude-Marie Gauthier, psychologue clinicienne et responsable de la prévention au sein de l’association Nightline France, a rencontré chaque classe pour des sessions de trente minutes de discussion sur de nombreux sujets en lien avec la santé mentale, comme le sommeil, l’alimentation, la gestion du stress et bien entendu, les effets du confinement du printemps 2020.

À l’issue de cette intervention, chaque étudiant·e a reçu un livret détaillant et approfondissant les différents sujets abordés au cours de l’atelier. Il·elle·s ont ensuite pu donner leur avis et exprimer leurs attentes grâce à un questionnaire distribué en fin de rencontre.

 

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Photo des étudiants assistant à la formation
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Les étudiant·e·s assistent à la formation

Qu’apprennent les étudiant·e·s ?

L’objectif des sessions de prévention est avant tout de parler de santé mentale avec les étudiant·e·s, de leur faire connaître le sujet tout en le vulgarisant et en le déstigmatisant. En effet, parce que la thématique est encore tabou en France aujourd’hui, les personnes qui auraient besoin d’en parler ne savent pas toujours vers qui se tourner pour trouver de l’aide ou des informations. 

C’est pourquoi la formatrice distille plusieurs messages aux jeunes lors de cette rencontre. 

D’abord celui de l’importance de prendre soin de soi, aussi bien physiquement que mentalement. Apprendre à s’écouter et à s’accorder des moments de pause, respecter son sommeil, développer des techniques de gestion du stress... mais aussi s’autoriser à parler et à demander de l’aide professionnelle lorsqu’on en ressent le besoin. Pour ce faire, Nightline France distribue aux étudiant·e·s un guide clair et complet qui leur présente l’ensemble des structures de soins et des personnes ressources auxquelles il·elle·s ont accès gratuitement, à proximité de leur établissement. 

Un autre message fort transmis aux jeunes est celui de la valeur du soutien social et de l’entraide. Maintenir une vie sociale pendant ses années prépas, créer un climat de respect et de solidarité au sein de la classe, ne pas s’isoler ni isoler d’autres élèves, ou encore savoir quoi faire lorsqu’un·e proche traverse une période difficile, sont autant de questions abordées à cette occasion.

 

 

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Une étudiante prend des notes sur le livret distribué par la formatrice
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Le livret distribué par la formatrice peut aussi servir à prendre des notes
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Ces rencontres avec les étudiant·e·s sont un moyen de les sensibiliser au plus tôt de leurs études à la santé mentale, sans tabou. Le livret qui leur a été distribué se veut être une véritable “boîte à outils” à conserver et dans laquelle ils et elle pourront piocher selon leurs besoins, demain… ou dans quelques années !

Rédacteur·rice : Allisson Haas
Publié le 20/10/2020 à 17h22
Dernière mise à jour le 16/11/2020 à 22h05