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« Jeunes, le devoir d’avenir » : le CESE rend visite à Nightline France pour se faire porte parole de la cause étudiante

Parce que la crise sanitaire a fortement fragilisé les jeunes et les étudiant·e·s, le Conseil Économique, Social et Environnemental a adopté la déclaration « Jeunes, le devoir d’avenir », qui alerte les pouvoirs publics sur leur situation. Dans ce cadre, des représentants du CESE ont rendu visite à l’équipe de Nightline France le 12 janvier 2021.
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Visite de représentants du CESE dans les locaux de Nightline France, 12 janvier 2021
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Visite de représentants du CESE dans les locaux de Nightline France, 12 janvier 2021

Le CESE, qu’est ce que c’est ?

Le CESE, ou Conseil Economique, Social et Environnemental, est une instance consultative qui conseille les pouvoirs législatif et exécutif. Il représente en cela la troisième assemblée constitutionnelle française, après l’Assemblée nationale et le Sénat. Sa principale mission est de conseiller le gouvernement et le Parlement sur l’élaboration des lois et les politiques publiques, dans l’objectif de représenter les intérêts de la société civile via des groupes de travail.

Pour ses travaux, il associe fréquemment les citoyens via des consultations, et peut enfin se pencher sur des pétitions portant sur des questions économiques, sociales ou encore environnementales.

Le CESE se fait porte-parole de la cause étudiante

Dans le cadre de son travail, le CESE a choisi de se saisir du sujet des conséquences de la crise sanitaire sur les jeunes, et en particulier sur leur précarisation et leur bien-être mental. L’instance rappelle en effet que 20 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté et que 18 % des étudiant·e·s présentent des signes d’épisode dépressif majeur. C’est ainsi qu’est née la déclaration « Jeunes, le devoir d’avenir ».

Cette déclaration permet de porter la voix des jeunes afin d’alerter les pouvoirs publics sur leurs conditions de vie en cette période de pandémie. Elle propose également des pistes de solutions sous forme de mesures politiques. Ces préconisations portent sur trois points : la précarité financière, la santé mentale et la confiance en l’avenir.

Comme l’a rappelé Bertrand Coly, le porteur de cette déclaration :

« Avant même le Covid, l’ensemble des indicateurs étaient au rouge pour ce qui est de la situation des jeunes »
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Et la crise sanitaire a encore augmenté ce mal-être déjà bien ancré chez les étudiant·e·s, en les plongeant parfois dans une précarité financière extrême et en les isolant.

Si le gouvernement a déjà pris des mesures pour tenter de remédier à cette situation, à l’image du plan « Un jeune une solution », elles sont limitées dans le temps. C’est pourquoi le CESE appelle à une réforme structurelle des politiques publiques destinées à la jeunesse.

La vidéo ci-dessous permet de comprendre l’ensemble des enjeux derrière la déclaration « Jeunes, le devoir d’avenir ».

Un travail en collaboration avec les associations destinées aux étudiant·e·s

Parmi les propositions concrètes contenues dans cette déclaration, on retrouve l’importance d’associer la population jeune elle-même au travail de construction des futures politiques publiques les concernant. Ce travail commun entre l’assemblée constitutionnelle et les jeunes se ferait par le biais des associations.

En effet, le CESE est, en France, le seul organe constitutionnel à permettre aux organisations de jeunesse de prendre part au travail politique, du fait de sa qualité de représentant de la société civile.
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C’est pourquoi, dans le cadre de la déclaration « Jeunes, le devoir d’avenir », le CESE a choisi de consulter de nombreuses associations, en particulier des structures destinées aux étudiant·e·s. Ainsi, le lundi 11 janvier, Patrick Bernasconi, président du CESE, et Bertrand Coly, porteur de la déclaration, ont tenu à visiter les locaux parisiens de Nightline France.

La visite ayant eu lieu pendant une permanence de la ligne d’écoute, ils ont pu s’entretenir avec Patrick Skehan, délégué général de l’association, Florian Tirana, son président, ainsi que des bénévoles écoutant·e·s. L’occasion d’échanger sur la réalité de la santé mentale en 2021, et sur leurs besoins, y compris en dehors de la période de crise sanitaire.

Cette visite a fait l’objet d’une vidéo sur la chaîne YouTube du CESE.

Rédacteur·rice : Allisson Haas
Invité·e(s) :
Conseil Economique, Social et Environnemental
Publié le 29/01/2021 à 12h00
Dernière mise à jour à 12h09