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Lettre ouverte à mon petit frère

Au mois de novembre, on a exploré les liens entre masculinités et santé mentale sur notre compte insta @nightlinetalks. Aujourd’hui, après en avoir parlé en long, en large et en travers, on adresse une lettre ouverte pleine de sensibilité et d’encouragement aux personnes qui se sentent prises au piège par le modèle unique de masculinité que la société nous propose.
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Lettre ouverte sur les masculinités

Pour clôre notre mois thématique sur les masculinités, on a pensé qu’il était temps pour nous d’adresser une lettre à ce sujet à toutes les personnes qui voudraient bien l’entendre. On leur a donc envoyé ces quelques mots, avec toute la sincérité qu’on avait en nous, pour mettre en exergue le fait que, les masculintiés ont de multiples facettes et qu’être « un vrai homme » n’implique pas de tirer un trait sur sa santé mentale. Voici notre lettre, en espérant qu’elle résonnera en vous et vous apportera du réconfort si vous vous y reconnaissez : 

 

Cher p’tit frère 

t’es encore jeune, mais t’as sûrement remarqué que si les pleurs des petits garçons sont largement tolérés au début, une fois l’adolescence passée, nos larmes cessent de couler. 

C’est bizarre non ? 

C’est comme si on avait tous assisté à la même cérémonie de passage à l’âge adulte lors de laquelle on aurait sacrifié nos émotions sur l’autel de la virilité. 

Soit. 

Sauf que j’ai trouvé aucun texte de loi universel, aucun mode d’emploi pour être un vrai homme où il était écrit en lettres capitales “il est interdit de pleurer”. Aucun manuel de SVT qui précisait que les mecs sont biologiquement incapables d’exprimer leurs émotions et encore moins de les ressentir. 

Alors qu’est-ce qui nous en empêche ?

Cher petit frère, le message que je voulais te faire passer aujourd’hui c’est que pleurer, c’est humain. Ressentir des émotions fortes, c’est normal. Les laisser te traverser et se manifester, c’est OK. Et en parler, c’est nécessaire. Alors ne te brime pas, et n’oublie pas que je suis là pour toi. 

Bisou

Rédacteur·rice : Rania Aït Hamoudi
Publié le 03/12/2021 à 12h52
Dernière mise à jour à 12h57